Réseau de contrôle microbiologique des zones de production conchylicoles (REMI)

Sur le littoral français, les zones de production conchylicoles sont soumises à un classement de salubrité et à une surveillance sanitaire ultérieure, pour satisfaire à la réglementation nationale prise en application de la directive européenne qui fixe les règles sanitaires régissant la production des coquillages. Les zones de production de coquillages, gisements naturels et zones d'élevage, sont définies par des limites géograhiques précises et classées en quatre catégories (A, B, C ou D), par ordre décroissant de salubrité, par Le Préfet sur proposition du directeur départemental des affaires maritimes après avis du directeur départemental des affaires sanitaires et sociales.

Le REMI, mis en place par l'IFREMER en 1989, a été révisé en 1997 pour répondre aux conditions prévues par la réglementation. Il comprend un dispositif de surveillance régulière et un dispositif d'alerte.

Le dispositif de surveillance régulière vérifie que le niveau de contamination microbiologique de chaque zone de production reste conforme au classement défini dans les arrêtés préfectoraux et dépistent les épisodes inhabituels de contamination.

Le dispositif d'alerte est déclenché par les résultats de la surveillance qui dépassent ou risquent de dépasser les normes définissant les classes de qualité, ou en cas de risque de contamination (rejet polluant, orage), voire d'épidémie constatée ou présumée d'origine coquillière.

Au 1er janvier 2001, le littoral français comporte 334 zones de production classées, dont 128 en A, 172 en B, 60 en C et 123 dont le classement est encore provisoire. Le REMI n'exerce une surveillance que dans les zones classées A, B, ou C, les zones D étant interdite d'exploitation. Les zones étant réputées homogènes sur le plan sanitaire, en règle générale un seul point de prélèvement est défini pour représenter une zone de petite dimension. Ce point de prélèvement est placé de telle sorte qu'il permette aussi le déclenchement du dispositif d'alerte dès que nécessaire. Au total, le REMI a défini - 385 points de prélèvement. La fréquence de prélèvement mensuelle, bimestrielle ou trimestrielle est adaptée au classement sanitaire (A, B, ou C) et aux risques de dégradation épisodiques de la qualité bactériologique de la zone.

Les indicateurs de contamination fécale mesurés dans les échantillons de coquillages sont les bactéries Escherichia coli (E. coli). La contamination est exprimée par le nombre d'E. coli cultivables dans 100 g de chair de coquillage et de liquide intervalvaire. Les laboratoires côtiers de l'IFREMER assurent les prélèvements et les analyses nécessaires selon des protocoles précis et des procédures d'assurance qualité, contrôlent et valident les résultats saisis dans la banque de données Quadrige, et les diffusent aux autorités concernées.

La commercialisation des coquillages provenant de zone D est interdite. Celle des zones B et C est soumise à une purification préalable, ou à un reparcage dans une zone de qualité A prévue à cet effet. Les coquillages des zones A peuvent être récoltés pour la consommation humaine directe.


Dernière modification de la page : 01/03/10