
L'observation et la surveillance de la qualité du milieu littoral et de ses ressources s'inscrivent dans le cadre global des actions menées pour la préservation et la gestion du littoral. Elles viennent en appui de la politique d'aménagement du territoire, dans le souci du maintien et du développement durable des activités en zone côtière.
La surveillance du littoral prend de plus en plus d'ampleur, en raison des enjeux économiques et sociaux qui lui sont liés, notamment pour le maintien des activités de pêche, le développement des cultures marines. En outre, le tourisme balnéaire est étroitement dépendant de la qualité du milieu marin et de l'environnement en général.
Les réseaux de surveillance permettent d'asseoir les dispositions prises en matière réglementaire, de contrôler la mise en oeuvre de ces dispositions et d'évaluer l'efficacité des mesures concernant l'assainissement, les rejets et la préservation du milieu. La surveillance permet également de disposer d'informations sur le milieu et les ressources avant de faire des choix relatifs à la gestion du domaine public maritime.
La façade Méditerranée longue de 1960 kilomètres de côtes s'étend de la frontière italienne à l'est jusqu'à la frontière espagnole à l'ouest et inclut la Corse. Elle couvre 9 départements littoraux (Pyrénées Orientales, Aude, Hérault, Gard, Bouches du Rhône, Var, Alpes Maritimes, Corse du Sud, Haute Corse) et 3 régions (Languedoc Roussillon, Provence Alpes Côte d'Azur et Corse). Elle est couverte par plusieurs réseaux de façade de la qualité des eaux littorales.
Certains de ces réseaux montrent toutefois des insuffisances, que ce soit en terme de maillage spatial, temporel ou thématique avec notamment très peu d'outils de types "indicateurs écologiques".
Pour renforcer l'effort de surveillance entrepris et compléter l'information disponible, le RLM, démarche engagé au début des années 90 pour améliorer l’effort de surveillance en Méditerranée, favorise l'acquisition de données sur la base de méthodes validées. Ces actions permettent d'encourager à l'échelle de la façade, la mise en oeuvre de réseaux locaux ou régionaux. Ces nouveaux réseaux présentent des contenus parfois différents basés sur des supports biologiques ou sur une approche plus classique axée sur la mesure de polluants. Ils se caractérisent aussi par des emprises géographiques différentes allant d'une lagune ou d'une baie à un département, une région.
L’effort engagé depuis une dizaine d’année a permis d’améliorer de façon significative la connaissance générale sur l’évolution de la qualité des milieux littoraux, qu’ils soient lagunaires ou côtiers, qu’il s’agisse de biologie et ou de chimie.
La Directive Cadre Eau a aussi en la matière permis de renforcer et de consolider certaines démarches au travers du réseau de contrôle de surveillance ou de contrôle opérationnel.
Ces deux nouveaux réseaux s’appuient dans les grandes lignes sur les réseaux existants (RINBIO, RNO, réseau Posidonie, Réseau de Suivi Lagunaire,...) mais ont demandé un effort particulier sur certains descripteurs comme les macroalgues ou le benthos de substrat meuble. Un effort a également été entrepris sur l’utilisation de nouveaux outils ou de nouvelles techniques comme les capteurs passifs ou les images satellitaires. Ainsi, la connaissance générale des eaux méditerranéennes et lagunaires franchit un nouveau cap avec la DCE.
La carte de localisation des réseaux de surveillance du littoral présente l’effort de surveillance actuel en Méditerranée. A terme, l’ensemble des informations ainsi acquises sera bancarisée et accessible via la base de données QUADRIGE opérée par Ifremer.