Méthode de qualification du territoire littoral


Pour définir les objectifs du SDAGE dans un cadre territorial approprié, le littoral, considéré comme une double frange terrestre et marine, a été découpé en 50 zones homogènes, comparables dans le principe de la loi sur l'eau aux bassins versants des rivières.

Longitudinalement, le découpage s'appuie sur la configuration naturelle des côtes, présence de lagunes, étangs, deltas, caps, pointes et baies. Transversalement, la bande terrestre regroupe les surfaces qui interviennent dans la collecte et le transport vers la mer de charges polluantes. Cela concerne notamment l'hydrographie (apports des rivières et des fleuves) et l'assainissement (rejets urbains et industriels). Toutes les communes littorales raccordées sont concernées, ainsi que les bassins versants de proximité pour les milieux confinés comme les lagunes. La bande marine correspond à la limite d'influence des apports telluriques sur la qualité globale du milieu. Sa limite à été fixée à la ligne bathimétrique des 100 mètres, représentative d'un volume de dilution satisfaisant dans une mer sans marée.

zones homogènes zones homogènes

Chacune des 50 unités territoriales ainsi délimitée est caractérisée selon quatre critères permettant de les qualifier afin d'appréhender les zones à risque où l'interaction entre les activités humaines et la qualité du milieu peut conduire à des dysfonctionnements et des situations critiques :

  • critère "physique" : type de côte (rocheuse, sableuse, dunes, reliefs...), configuration de la côte (étangs, lagunes, baies fermées ou ouverte....), courantologie, hydrologie générale, climatologie, etc...
  • critère "qualité et biodiversité des écosystèmes" : faune et flore marines présentes, diversité des écosystèmes, sites protégés, richesse en ressources naturelles, etc...
  • critère "aménagements et activités humaines" : urbanisation, industrialisation, infrastructures portuaires, tourisme, exploitation des ressources marines (pêche, aquaculture), voies de communication, etc...
  • critère "apport et qualité du milieu" : apports polluants (émissaires, rejets de dragage, apports fluviaux), qualité du milieu (résultats des réseaux de surveillance).

Dans chaque zone et pour chaque critère, le recensement, le classement et la hiérarchisation des données de base, validée par une analyse statistique multicritères, permet de leur affecter un indice représentatif de la situation environnementale existante.

Chaque zone est alors qualifiée par un triplet relevant des critères "qualité et diversité de l'écosystème", "aménagements et activités humaines", "apports et qualité du milieu ", et regroupées par type de configuration (critère physique). Des similitudes ou des caractéristiques communes entre les zones se dégagent et permettent d'aboutir à une typologie de l'espace littoral méditerranéen.

Pour formaliser ce travail, chaque unité territoriale à fait l'objet d'une fiche d'identité. Une représentation géographique permet de localiser la zone sur le littoral méditerranéen, les critères de caractérisation sont renseignés en mettant en évidence leur hiérarchisation. Les stations des réseaux de surveillance mis en œuvre sur la zone sont géoréférencées. Un aperçu de la qualité et de la quantité de l'information éclaire sur les lacunes et les imprécisions des données disponibles pour engager les recherches nécessaires à l'amélioration des connaissances. Les problèmes rencontrés et les risques potentiels encourus par l'environnement y sont également résumés.

Le SDAGE de 2006 confirme tout l’intérêt de s’appuyer sur le référentiel « zone homogène » pour mettre en œuvre une politique de gestion locale. Au-delà du territoire telle que défini pour chaque masse d’eau, il convient surtout de respecter les trois notions suivantes :

  • travailler en continuité de la terre à la mer,
  • s’appuyer sur le pilotage par l’aval, le milieu marin récepteur devant conduire à la définition des objectifs à atteindre,
  • assurer une démarche de coopération « est – ouest » et « nord – sud » avec l’ensemble des acteurs locaux concernés par le devenir de la zone, qu’ils soient public ou privés.

Les limites des zones homogènes telles que définies en 1996 ont été ajustées pour bien prendre en compte le référentiel masse d’eau (Voir la nouvelle carte des zones homogènes révisées). Un travail de mise à jour des fiches d’identité de 1996 sera engagé prochainement pour actualiser l’information relative à ces zones.


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Dernière modification de la page : 24/02/10