La Méditerranée


falaises
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La Méditerranée est une mer intérieure profonde. Sa superficie totale est de 3 millions de km2. Séparée de l'Atlantique par l'étroit goulet de Gibraltar (12 milles de large, 300 m de fond), sa profondeur moyenne est de 1500 m avec un maximum de 5100 m dans la fosse de Matapan.

La Méditerranée est dans son ensemble une succession de bassins séparés par des seuils. Le bassin occidental comprend la mer d'Alboran à l'entrée de la Méditerranée, le bassin algéro-provençal dont la plus grande part est constituée par des fonds de 2700 à 2800 m et le bassin tyrrhénien à l'est de la Corse et de la Sardaigne qui atteint 3630 m.

Les marées en Méditerranée sont très faibles. Il existe dans le bassin occidental une marée correspondant à la co-oscillation d'une vague Atlantique entrant par Gibraltar et d'une vague Est-méditerranéenne passant par le détroit sicilien. L'amplitude des marées est généralement très faible de l'ordre de quelques dizaines de cm, sauf dans des régions bien particulières comme le nord de l'Adriatique ou le golfe de Gabès.

Mer chaude, la Méditerranée est soumise à une météorologie présentant deux caractéristiques essentielles : des vents violents et froids dans le nord des bassins, une forte évaporation sur l'ensemble de la Méditerranée mais s'accentuant suivant des gradiants ouest - est et nord - sud.

Les vents dominants pour les côtes françaises sont le mistral et la tramontane. Le mistral souffle en moyenne 135 à 150 jours par an. Il repousse les eaux chaudes de surface vers le sud en les refroidissant et provoque la remonté à la côte d'eaux froides profondes (phénomène d'upwelling). Les vents de secteur est, sud - est fonctionnent comme des vents de mer et relèvent le niveau du plan d'eau. Les vents de sud à sud - ouest soulèvent parfois de fortes houles susceptibles de modifier les fonds.

Zone de forte évaporation (environ 1 m par an) non compensée par le ruissellement (350 km3) et les précipitations (850 km3), la Méditerranée est un bassin dont le bilan hydrique est négatif, compensé par de faibles apports venant de la Mer Noire (200 km3) et importants venant de l'Atlantique (35000 km3). Le renouvellement est malgré tout relativement faible (1 % par an) puisqu'on estime le volume de la Méditerranée à 3,7 millions de km3.

L'entrée des eaux atlantiques, moins denses, est à l'origine du courant général ou courant géostrophique qui, dévié vers la droite par la force de Coriolis, prend un caractère cyclonique et longe les côtes d'Afrique du Nord avant de se diviser en plusieurs branches. L'une d'elles remonte vers le nord le long des côtes de la Sardaigne et de Corse. Une autre passe le long des côtes de la Sicile pour décrire également un système cyclonique dans la Mer Thyrénienne et remonter le long de la péninsule italienne vers le golfe de Gêne. Une troisième branche s'engage en Méditerranée orientale entre la Sicile et la Tunisie. Le retour des masses d'eau vers Gibraltar le long des côtes d'Italie et de France est connu sous le nom de courant Liguro - Provençal .

La Méditerranée est généralement considérée comme oligotrophe, c'est à dire faiblement productive compte tenu de faibles niveaux d'éléments nutritifs. Comparée aux zones de forte production, tels les zones d'upwellings atlantiques et pacifiques, la Méditerranée est effectivement pauvre du point de vue de sa capacité trophique.

Il s'agit, par contre, d'une mer présentant une forte diversité biologique. Alors que sa surface ne représente que 1 % de la surface mondiale des océans, sa faune atteint 7 % de la faune mondiale. Cette forte diversité se retrouve également au sein des communautés dont les caractéristiques, lorsqu'on les compare à celles de l'Atlantique, sont une richesse d'espèces plus élevées avec des individus de plus petite taille, dont le temps de génération est plus court.

La flore et la faune sont variées et originales, avec un taux d'endémisme particulièrement élevé.

murène
© Association "Le Balaou"

On compte environ six cent cinquante espèces de poissons, mille espèces d'algues benthiques et cinq espèces de phanérogames sur le plateau continental français.

Une des richesse spécifique de l'écosystème méditerranéen est l'herbier de Posidonie. Il est en même temps constructeur des fonds marins et stabilisateur des littoraux donc garant de la pérennité des rivages. Il représente aussi une zone de production primaire ainsi qu'un lieu de frayère et de nurseries pour de nombreuses espèces marines.

Le domaine pélagique est, quant à lui, parcouru par des bancs migrateurs de thon, d'anchois, de sardines et de nombreuses espèces de cétacés.

A l'échelle du bassin, la côte méditerranéenne s'étend sur environ 46 000 km avec à l'exception des plaines deltaïques et du rebord saharien, un arrière pays montagneux, à relief plus ou moins puissant mais à fortes pentes. Les plaines côtières y sont extrêmement réduites, parfois inexistantes. On peut estimer que les trois quart du littoral relève de ce type de configuration.


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Dernière modification de la page : 24/02/10