L’état chimique des eaux souterraines est sensiblement le même sur l'ensemble des 6 années (2011-2016).

  • Sur le bassin Rhône Méditerranée, environ 80 % des points du RCS ont présenté un bon état chimique.

Les 20 % restants ont présenté un état chimique médiocre. Ils sont situés principalement sur des masses d’eau souterraines à risque de non atteinte des objectifs de bon état chimique. Ils appartiennent donc de fait au CO.

Concernant plus particulièrement le CO, environ 50% des stations ont présenté un état chimique médiocre.

  • Sur le bassin Corse, tous les points appartiennent au RCS et présentent un bon état chimique.

Le forage d'Osani situé sur la côte ouest de la Corse apparait en mauvais état avec les sulfates comme paramètre déclassant. Les eaux de ce forage présentent naturellement une forte minéralisation avec des concentrations importantes en sulfates qui ne peuvent pas être considérées comme une pollution.

Out[12]:

Les secteurs du bassin Rhône-méditerranée concernés par un état chimique médiocre.

Remarque: les chiffres entre parenthèse correspondent aux numéros de secteurs individualisés sur la carte précédente

Les nitrates : une situation stable et globalement bonne.

La situation vis-à-vis des nitrates est sensiblement la même que les années précédentes. Sur les 711 stations de suivi des nitrates, 75 ont présenté un état chimique médiocre pour ce paramètre, soit environ 10%.

Comme les années précédentes, les points contaminés sont localisés sur les plateaux de Haute-Saône (1), les calcaires jurassiques du châtillonais et seuil de Bourgogne (2), les alluvions de la Tille (3), aux pieds des côtes calcaires bourguignonnes (5), sur la Dombe Sud (10), sur le plioquaternaire Dombes-Sud (11), la plaine de l’Ain (12), dans le couloir de l’Est lyonnais (14), sur la basse plaine de la Bourbre et du synclinal de Albane (15), sur le Bas Dauphiné (16), sur les formations de Bièvre-Valloire (18), sur la Plaine à l’est de Valence (20), sur la plaine de la Valdaine (21), sur le bassin de Carpentras (23), sur le plateau de Valensole (25), sur la plaine Eygoutier Gapeau (26), sur la plaine de Berre (27), sur la Vistrenque et la Plaine de Mauguio-Lunel (28), le bassin d'Uzès (30) et la bordure méridionale des Corbières Orientales (33).

Pesticides : les produits de dégradation de l'atrazine incriminés.

Sur les 624 stations disposant de données pesticides sur la période considérée, 178 stations, soit un peu plus de 28 %, ont présenté un état chimique médiocre du fait de la présence de pesticides à des teneurs supérieures aux normes de potabilité (0.1 µg/l par substance et 0.5 µg/l pour le total des substances).

Ces points sont situés sur les nappes pouvant présenter des concentrations excessives en nitrates tels que : les plateaux de Haute-Saône (1), les calcaires jurassiques du châtillonais et seuil de Bourgogne (2), les alluvions de la Tille (3), aux pieds des côtes calcaires bourguignonnes (5), sur la Dombe Sud (10), la plaine de l’Ain (12), dans le couloir de l’Est lyonnais (14), sur la basse plaine de la Bourbre et du synclinal de Albane (15), sur le Bas Dauphiné (16), sur les formations de Bièvre-Valloire (18), sur la Plaine à l’est de Valence (20), sur la plaine de la Valdaine (21), sur les bassins de Valréas (22) et de Carpentras (23), sur le plateau de Valensole (25), sur la plaine Eygoutier Gapeau (26), sur la plaine de Berre (27), sur la Vistrenque et la Plaine de Mauguio-Lunel (28), le bassin d'Uzès (30) et la bordure méridionale des Corbières Orientales (33).

Mais aussi sur la nappe de Dijon sud (4), au pied des côtes mâconnaises et beaujolaises (5), sur les alluvions du confluent Saône-Doubs (6), sur les alluvions de la Saône entre seuil de Tournus et confluent avec le Rhône (7), sur la nappe du Doubs (8), sur les alluvions de la Bresse et les calcaires jurassiques du 1er plateau du Jura (9), sur le plioquaternaire Dombes-Sud (11), sur l'agglomération lyonnaise (13), sur les alluvions du Rhône plaine de Péage de Roussillon (17), sur l'agglomération grenobloise (19), sur la nappe de la Durance (24), sur les formations crétacées et tertiaires de côte du Rhône (29), sur la nappe du Garon (31), sur les alluvions de l'Aude, de l'Hérault, de l'Orb et du Libron (32).

A l’instar des années précédentes, la principale matière à l’origine d’un état médiocre reste l’atrazine déséthyl déisopropyl (20% des stations sur lesquelles ce paramètre est recherché). 10 % des déclassements sont ensuite dus à la somme des pesticides, et dans une moindre mesure à des herbicides et leurs métabolites. A noter : les déclassements dus à l’oxadiazon se situent uniquement sur ou en aval de zones industrielles (nappe du Drac – rive droite en aval de la confluence avec la Romanche (19) et nappe du Rhône - plaine de Péage-de-Roussillon (17)).

L’exemple de l’atrazine montre bien qu’en dépit de l’interdiction d’utilisation de certaines matières actives depuis plusieurs années, leurs produits de dégradation, dont la toxicité peut être supérieure à la molécule mère, seront encore présents dans les eaux souterraines durant plusieurs années.

Remarque: l'évaluation de l'état chimique sur les eaux souterraines prend en compte l'ensemble des substances pesticides recherchées et leurs produits de dégradation (contrairement aux eaux de surface).

Solvants chlorés, métaux, BTEX : Une situation relativement stable.

Ce suivi est réalisé sur 406 points. La majeure partie de ces points sont des stations du RCS suivies dans la cadre de la campagne photographique. Les autres points appartiennent au CO et sont localisés sur ou en aval de zones industrielles et/ou urbaines.

Les déclassements sont principalement dus à la présence de trichloroéthylène et tétrachloroéthylène.

Les nappes contaminées sont principalement situées dans le secteur de Tavaux (6), sur la nappe du Rhône au niveau de l’agglomération lyonnaise (13 et 14), sur les alluvions du Drac et de la Romanche sous l'influence des activités industrielles de Jarrie et Pont-de-Claix (19) et sur la nappe de la Durance moyenne (24).

HAP : des contaminations nouvelles à confirmer.

Au total, les HAP ont été recherchés sur 572 stations de suivi, une quinzaine de stations présentent un état médiocre principalement à cause de la présence de benzo(a)pyrène.

Les contaminations sont observées sur les secteurs de Tavaux (6), de la nappe du Doubs (8), les alluvions de la Saône entre le seuil de Tournus et la confluence avec le Rhône et la nappe de la Bresse, plaine de Bletterans (9).

Pour les autres points ayant présenté un déclassement par les HAP, il est difficile de savoir si cette pollution est représentative d’une situation ponctuelle ou d’une contamination réelle de nappe.