2. Les éléments de qualité

2.1 La biologie

2.1.2. Les diatomées

Les diatomées benthiques sont des algues brunes unicellulaires entourées d’un squelette siliceux et dont certaines espèces se développent à la surface des différents substrats des cours d’eau. Par rapport aux macro-invertébrés benthiques, elles sont relativement indifférentes au type d’habitat, mais restent sensibles à divers types de pollution. Elles constituent donc un intéressant complément d’information intégrateur de certains paramètres chimiques des eaux. Dès lors, il est possible d’évaluer la qualité du milieu en déterminant le peuplement diatomique d’une station que l’on traduit sous la forme d’un indice échelonné de 0 à 20 appelé IBD (Indice Biologique Diatomées). Comme pour les invertébrés, ces indices sont répartis dans des classes d’état, à l’exception de ceux issus de stations représentatives de type de cours d’eau pour lesquels les références n’ont pas encore été établies (classe d’état indéterminée).

Les diatomées, sensibles à la pollution organique.

L’état indiqué ci-dessous est issu de la moyenne des indices sur une période de 3 ans (2014-2015-2016).
Sur l’ensemble du bassin Rhône-Méditerranée, 64.9 % des stations du réseau de contrôle de surveillance et 53.8 % du contrôle opérationnel sont classés en bon ou très bon état. Pour la Corse, ces valeurs sont de 95.4 % et 92.3 % respectivement.

Les zones où la densité de stations mal classées est la plus importante sont le bassin de la Saône, le bassin du Rhône à l’aval de Lyon, le secteur littoral du Languedoc et du Roussillon, la Côte d’Azur entre Toulon et Nice et les cours d’eau côtiers au nord-ouest de la Corse.
Ces secteurs sont soumis à des pressions par les matières organiques et/ou les nutriments (azote, phosphore).

Les 4 stations classées en mauvais état sur la période sont :

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